ÉCONOMIE

Intensifier la politique de relance au service de l’innovation, de la montée en gamme des productions et de leur décarbonation.

  • Contribuer à la transition progressive des mesures de soutien d’urgence à l’activité économique.
  • Renforcer le « Small Business Act » régional adopté en 2017 (notamment : versement d’avances forfaitaires majorées ; situation de travaux diminuée à 15 jours ; réduction systématique des délais de paiement ; clause en faveur du développement économique local qui élève à 25 % le montant minimum des travaux attribués aux TPE/PME régionales). Mettre en place un comité de suivi régional d’attribution des marchés de travaux aux TPE/PME locales.
  • Faire de la rénovation énergétique des bâtiments publics d’enseignement un des piliers de la politique régionale francilienne et massifier ces investissements.
  • Accélérer l’implantation et la relocalisation des chaînes de production en Île-de-France pour favoriser un approvisionnement local en matériels et matériaux.
  • Accélérer l’implantation et la relocalisation des sociétés d’ingénierie en Île-de-France pour maintenir dans la région le savoir-faire des ingénieurs et des services à très forte valeur ajoutée.
  • Pérenniser un dispositif de subvention pour les investissements numériques au bénéfice des petites et moyennes entreprises. Selon les chiffres 2017-2018 de McKinsey, seules 63 % des TPE françaises ont un site internet, contre 91 % en Allemagne, et l’automatisation de la chaîne logistique n’a été engagée que par 25 % des PME françaises (et 11 % des TPE), contre 43 % au Danemark (26 % pour les TPE) ou 41 % en Allemagne (21 % pour les TPE).
  • Réindustrialiser dans le domaine des médicaments et de la chimie fine :
    • cartographier la chaîne industrielle impliquée dans la production de médicaments pour segmenter, identifier et imaginer les leviers pertinents ;
    • établir un vaste plan d’investissement au bénéfice des PME et ETI tournées vers la chimie dite de spécialités et la production de produits de base pour la santé ;
    • mutualiser des partenariats avec les universités et les centres de recherche ;
    • identifier et organiser : en amont, les approvisionnements allant au-delà du prix des principes actifs pour favoriser la localisation et la fiabilité des fournisseurs ; en aval, des systèmes de regroupements et de livraisons pertinents, notamment pour organiser et encourager les circuits courts ;
    • travailler auprès des jeunes pour améliorer l’image de ces métiers en prenant en compte les perspectives industrielles de la filière.
  • Mieux prendre en compte les services à l’industrie dans le soutien aux filières fragilisées (aéronautique, automobile, construction…), notamment l’ingénierie et les services à la R&D :
    • en orientant les financements vers les entreprises de l’ingénierie et pas seulement vers les industriels ;
    • en privilégiant les aides aux entreprises travaillant avec les ingénieristes (PME/PMI) de l’Île-de-France ;
    • en accompagnant les entreprises impactées par la crise (ingénierie de l’aéronautique, de l’automobile…) dans leurs efforts de diversification d’activité et de développement commercial ;
    • en favorisant l’accès à l’offre de formation et son financement sur les métiers en tension et porteurs.
  • Soutenir la structuration de filières industrielles décarbonées, notamment la filière hydrogène.