CADRE DE VIE

Urbanisme

  • Proposer une offre de logements à faible loyer aux apprentis et aux alternants, par la construction et la réhabilitation (partenariat avec Action Logement), ainsi que par des allocations.
  • Proposer une offre de logements et de restauration aux salariés qui viennent dans la région travailler pour le Grand Paris et les JO 2024.
  • En matière de foncier en Île-de-France, déverrouiller le marché pour permettre la création de logements et répondre aux besoins des activités productives ; viser la sobriété foncière et non la « zéro artificialisation » des sols qui ne permettrait pas de répondre à la réalité de la demande de logements en Île-de-France.
  • Le nouveau SDRIF doit fixer des objectifs ambitieux en matière de construction de logements via :
    • l’augmentation de l’objectif de construction annuelle de 90 000 logements minimum en Île-de-France pour faire du logement le prochain axe de développement du Grand Paris ;
    • le renforcement de l’offre de logements intermédiaires ;
    • le développement de la transformation de bureaux en logements en systématisant un bonus de constructibilité ;
    • une place accrue et sanctuarisée accordée aux locaux logistiques et productifs ainsi qu’aux tiers-lieux pour limiter la délocalisation des grands entrepôts d’Île-de-France et de leurs emplois en périphérie ;
    • le développement du modèle de la ville durable et écologique, nécessairement dense ; l’accompagnement de la maîtrise de l’artificialisation des sols d’un principe de reconstruction de la ville sur elle-même : reconstruire sur les friches, recomposer le tissu urbain existant, surélever quand cela est possible ;
    • le développement du démembrement (dissocier le foncier du bâti) : l’organisme de foncier solidaire (véhicule prévu dans la loi Alur) prend en charge le foncier, l’acquéreur n’a plus qu’à prendre en charge le bâti ; la constitution d’une foncière régionale pour y contribuer.
  • Pour davantage de rénovation de logements, il convient :
    • d’assurer la promotion des entreprises labellisées « reconnu garant de l’environnement » (RGE) ;
    • d’assurer la promotion de l’association Rénovactif comme outil de montée en compétences des professionnels du bâtiment en matière de rénovation globale du bâti ;
    • de créer des subventions régionales encourageant la rénovation énergétique et la réalisation d’audits thermiques pour lutter contre les passoires énergétiques. En 2018, 38 % des logements parisiens étaient considérés comme des passoires énergétiques ;
    • de créer un guichet régional de la rénovation énergétique sur l’ensemble du territoire pour améliorer la lisibilité et la visibilité des aides de l’Anah auprès des particuliers en Île-de-France ;
    • de déployer le programme Sare (service d’accompagnement pour la rénovation énergétique) en y associant étroitement les acteurs professionnels. Ce programme apporte, via le dispositif des CEE, des financements pour déployer des structures d’accompagnement sur l’ensemble du territoire.

Environnement

  • Développer l’économie circulaire pour réduire le gaspillage des matières premières et accompagner les particuliers comme les entreprises en la matière. En premier lieu, soutenir la filière des industries de carrière et de construction dans sa transition vers l’économie circulaire par des investissements novateurs permettant d’améliorer le tri afin d’augmenter les volumes et la qualité des matériaux recyclés.
  • Soutenir l’industrie qui, dans notre région, est une arme décisive dans la bataille contre le changement climatique : cela doit se refléter dans le schéma régional d’aménagement, de développement durable et d’égalité des territoires (Sraddet).
  • Encourager la décarbonation de l’économie en investissant dans les infrastructures durables et en accompagnant les dispositifs en faveur de processus de production avec une empreinte carbone moins importante. Pour ce faire, il s’agira de :
    • financer le développement des points de collecte dédiés aux professionnels, notamment dans les zones déficitaires pour favoriser une gestion de proximité des déchets ;
    • créer des plateformes temporaires et mutualisées de stockage et de tri entre plusieurs chantiers ou entre un chantier et d’autres activités économiques ;
    • décloisonner la gestion des déchets domestiques et des déchets d’activités économiques en ouvrant les déchetteries aux professionnels, notamment aux artisans du bâtiment ;
    • encourager la lutte contre les dépôts sauvages (multiplication des contrôles et des sanctions) ;
    • améliorer l’exemplarité de la commande publique de la Région Île-de-France en matière d’économie circulaire (réemploi, recyclage, éco-conception des bâtiments, matériaux biosourcés, label RGE).
  • Favoriser la transition énergétique en accompagnant les entreprises via des aides incitatives au renouvellement des flottes (achat de véhicules propres…).
  • Favoriser la transition et le mix énergétique en permettant la reconnaissance du B100 en critère 1 et le déploiement des infrastructures pour les carburants alternatifs.